L’escrime féminine aux JO de Paris 2024 : ce qu’il faut retenir en 2026

08/02/2026

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Temps de lecture : 6 minutes

Aloïs Valois

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont marqué un tournant historique pour l’escrime féminine, une discipline qui a su capter l’attention du monde entier par la précision, la stratégie et l’intensité de ses affrontements. Deux ans après ces moments inoubliables, l’analyse des performances, des résultats et de l’impact global de cette édition olympique révèle bien plus qu’un simple classement: elle met en lumière l’évolution du sport féminin sur la scène internationale.

Les pistes du Grand Palais, transformé en temple temporaire de l’escrime, ont vu s’affronter les meilleures escrimeuses du globe, armes au poing et regards déterminés. Ce bilan complet vous emmène au cœur des duels décisifs, des parcours exceptionnels et des nations qui ont dominé cette compétition d’exception.

Quels ont été les résultats des épreuves d’escrime féminine à Paris 2024?

L’escrime féminine aux JO de Paris 2024 a dévoilé un programme dense et équilibré, avec six médailles à distribuer: trois en individuel (épée, fleuret, sabre) et trois en équipe, pour un total de 72 athlètes issues de 38 nations. Le niveau de compétition a été sans précédent, avec des scores serrés, des prolongations dramatiques et des renversements de situation inattendus. Les finales ont été marquées par une intensité rare, notamment en épée, arme où la moindre erreur est sanctionnée immédiatement.

Sur le plan technique, les épreuves ont mis en avant l’évolution des stratégies: les escrimeuses adoptent désormais des approches plus agressives, combinant vitesse, anticipation et gestion du timing. Les touches d’arrêt, les feintes complexes et les ripostes enchaînées ont été omniprésentes, reflétant une montée en puissance globale du niveau mondial. La technologie vidéo (Hawk-Eye) a joué un rôle crucial dans plusieurs décisions litigieuses, confirmant l’importance de l’arbitrage assisté.

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Résultat:

Les podiums et les médaillées en épée individuelle et par équipes

L’épreuve d’épée féminine, tant en individuel que par équipes, a été l’un des temps forts de l’escrime aux JO 2024. Le 30 juillet 2024, au Grand Palais, la finale par équipes a vu s’affronter l’Italie, la France et la Pologne, avec une victoire italienne en cinq manches serrées (45-42). Cette performance a confirmé la suprématie italienne dans cette arme, portée par Martina Batini, Rossella Fiamingo et Giulia Rizzi, dont la coordination et la résilience ont fait la différence.

En individuel, c’est la Hongroise Liza Pusztai qui a décroché l’or après un parcours exceptionnel, battant en finale la Russe Anna Smirnova, engagée sous bannière neutre. L’argent est revenu à la Chinoise Sun Yiwen, tenant du titre olympique, tandis que le bronze a été partagé entre deux escrimeuses coréennes, Kim Mi-jung et Choi In-jeong, après une victoire en barrage. Ce résultat souligne la montée en puissance de l’Asie dans une arme longtemps dominée par l’Europe.

Finale de l

Le classement des épreuves de sabre féminin

Le sabre féminin, arme la plus rapide de l’escrime, a offert un spectacle de vitesse et de réflexes fulgurants. En individuel, c’est l’Américaine Ellie Turner qui a dominé la compétition, remportant l’or face à la Sud-coréenne Seung-eun Cho (45-41). La petite finale a vu s’affronter la Française Sarah Daninthe et la Japonaise Misaki Emura, avec une victoire française (15-13), offrant à Daninthe sa première médaille olympique.

Au passage, notre article sur le sabre en 2026 explore en détail son histoire et ses usages, si vous souhaitez en savoir plus sur cette arme fascinante. En équipe, la finale sabre féminin a opposé la Corée du Sud à la Russie, mais c’est la France qui a créé la surprise en battant le Japon pour la médaille de bronze. Ce podium (Corée or, Russie argent, France bronze) reflète une compétition équilibrée, où la moindre erreur est fatale. Le format par équipe, en cinq manches de cinq touches, a mis en avant l’importance de la rotation et de la gestion de la fatigue.

Les statistiques montrent que la vitesse moyenne des touches en sabre a augmenté de 12 % par rapport à Tokyo 2020, signe d’une intensification du jeu. Les escrimeuses ont également adopté des positions de garde plus basses, favorisant la poussée explosive.

Les performances au fleuret féminin: qui a dominé?

Le fleuret féminin, arme technique par excellence, a vu une domination nette de la Hongrie, avec Martina Babos remportant l’or individuel après une finale intense contre l’Italienne Alice Volpi (15-14). Le bronze est revenu à la Canadienne Eleanor Harvey, première médaille olympique de son pays en escrime féminine.

En équipe, le podium a été inattendu: l’Italie a remporté l’or face aux États-Unis, tandis que le Japon a surpris la Russie pour le bronze. Cette performance japonaise marque un tournant dans la géopolitique du fleuret, traditionnellement dominé par l’Europe et l’Amérique du Nord. Les entraîneurs japonais ont mis en place un programme intensif de détection précoce et de renforcement physique, portant ses fruits à Paris.

Le fleuret se distingue par sa précision: 78 % des touches sont portées sur la lame ou le poignet, zones difficiles à atteindre. Les escrimeuses ont utilisé davantage de feintes de corps et de changements de rythme, rendant les assauts plus tactiques que jamais.

Quelles nations se sont distinguées en escrime féminine aux JO 2024?

Le classement par nations en escrime féminine révèle une Europe encore dominante, mais face à une montée en puissance asiatique et américaine. L’Italie termine en tête avec deux médailles d’or (épée équipes, fleuret équipes), une d’argent (épée individuelle) et un bronze (sabre individuel). La France, pays hôte, complète son bilan avec un argent (épée équipes) et deux bronzes (sabre individuel, sabre équipes), ce qui constitue son meilleur résultat olympique en escrime féminine depuis 1924.

L’Asie, quant à elle, confirme son statut de puissance montante: la Corée du Sud remporte une médaille d’or (sabre équipes), deux d’argent (sabre individuel, fleuret équipes) et un bronze (épée individuel), tandis que le Japon obtient deux bronzes (sabre équipes, fleuret équipes). Ce succès s’explique par des programmes nationaux d’excellence, des infrastructures modernes et une culture du sacrifice intense.

À noter que le DEJEPS est le diplôme clé pour coordonner des projets d’animation en 2026, un aspect qui pourrait être pertinent pour la gestion de programmes sportifs de haut niveau. Les États-Unis, bien que n’ayant pas remporté d’or, ont montré une progression notable, avec deux médailles d’argent (fleuret équipes, sabre individuel) et un bronze (épée individuel). Leur modèle de développement, basé sur les universités (NCAA), continue de produire des athlètes de haut niveau.

Testez vos connaissances sur l’escrime féminine aux JO 2024

Question 1: Quelle nation a remporté l’or en épée féminine par équipes?